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Interview/rencontre

Interview/rencontre

Chantal Ostorero : à l’origine du Campus Santé et du renouveau de la FMEL

Ancienne présidente du Conseil de fondation de la FMEL et ex-directrice générale de l’enseignement supérieur vaudois, Chantal Ostorero a joué un rôle clé dans le lancement du Campus Santé. À l’occasion d’une visite sur le chantier, elle revient sur les débuts du projet, les enjeux des logements étudiants et sa vision pour l’avenir.

  • Mme Ostorero, pouvez-vous nous raconter comment est né le projet du Campus Santé ? 
  • Ce projet, extrêmement ambitieux, est le fruit d’un très long processus. Les premières réflexions ont en effet débuté dès 2006. Le domaine de la santé était déjà confronté, depuis plusieurs années, à une forte pénurie de professionnels formés dans ses différents métiers. Dans le même temps, le pari audacieux fait par les autorités en Suisse romande d’élever au niveau HES le niveau des formations dans le domaine des soins pour renforcer l’attractivité de ces filières commençait à porter ses fruits. Les programmes HES s’étaient ouverts en 2002 et les premiers diplômes délivrés en 2006. Mais les hautes écoles faisaient face à d’importants besoins de locaux ; en particulier la Haute Ecole de Santé Vaud (actuelle HESAV) et la Faculté de biologie et de médecine. De plus, les places de stage, indispensables à une formation de qualité, étaient en nombre très insuffisant. Les directions des hautes écoles vaudoises en charge de la formation médicale tertiaire (la Haute Ecole de Santé Vaud, la Haute Ecole de la Santé La Source, la Faculté de Biologie et de Médecine de l’UNIL), ainsi que celles du CHUV ont alors imaginé la création d’un Centre coordonné de Compétences Cliniques, le fameux C4, afin d’y enseigner les pratiques cliniques par le biais de la simulation. Enfin, déjà à cette époque, la demande de logements pour étudiants était criante. Il fallait donc penser le projet dans sa globalité, comme un lieu d’études, mais également un lieu de vie : le Campus Santé était né!


  • Quels étaient les principaux défis à relever pour lancer ce projet ? 
  • En premier lieu sa taille, son caractère ambitieux : construire un nouveau Campus composé de trois bâtiments emblématiques et un parc, juste à côté de ses grands voisins l’UNIL et l’EPFL. Il avait d’abord fallu trouver un terrain à même d’accueillir ce projet, convaincre les autorités communales, cantonales… Mais aussi son coût : au final 165,6 mios pour les deux bâtiments à la charge de l’Etat. Il faut se souvenir que le projet a émergé dans une période où le canton tentait de remettre ses finances à flots, après des années particulièrement difficiles. Les temps n’étaient pas à la dépense. Il a donc fallu beaucoup de force de conviction pour convaincre les autorités de la nécessité de créer un véritable Campus Santé, réunissant sur un site unique des étudiant.es de toutes les hautes écoles en santé, avec des logements pour étudiants.


  • En quoi ce projet répond-il aux besoins des étudiants et du canton, surtout en termes de logements ?
  • Trouver un logement pour débuter ou poursuivre ses études est une forte préoccupation pour les jeunes en formation ; cela s’avère souvent compliqué vu la capacité limitée d’hébergements pour étudiants, et ce malgré l’augmentation constante, ces 15 dernières années, de l’offre de logements proposés par la FMEL. Il faut dire que les effectifs estudiantins de nos hautes écoles ont connu une croissance exponentielle ces dernières années. Les 776 lits proposés dans le nouveau bâtiment de la FMEL au Campus Santé seront sans doute très prisés des étudiant.es de l’HESAV, qui bénéficient actuellement de chambres à proximité de leur lieu de formation, dans la tour de Chantepierre à Beaumont. C’est d’ailleurs un des éléments qui a conduit nos autorités à octroyer à la FMEL un droit de superficie pour réaliser ce bâtiment et créer ainsi un véritable Campus. Les loyers actuels des chambres de Chantepierre sont en effet particulièrement bas ; ils correspondent aux revenus généralement modestes des catégories sociales dont sont issu.es les étudiant.es de l’HESAV. Il fallait donc permettre à la FMEL d’éviter toute incidence foncière dans le coût de l’ouvrage et la fixation des loyers, afin qu’ils restent accessibles à cette catégorie d’étudiant.es.


  • Comment voyez-vous l’évolution du Campus Santé dans les années à venir ?
    Le Campus Santé sera reconnu comme un pôle de compétences et de référence national dans le domaine de la formation aux professions de la santé. A la pointe des pratiques en vigueur sur le plan international, il apportera une réponse novatrice et durable aux multiples enjeux auxquels nous faisons face dans le domaine de la santé. Misant sur l’interprofessionnalité et l’interdisciplinarité, il favorisera les synergies entre les principales institutions partenaires et contribuera à promouvoir la qualité et la sécurité de la prise en charge clinique des patients. Grâce au magnifique « plus » que constituera le bâtiment de la FMEL, et à la diversité des profils de logements proposés (studios et appartements en collocations), le Campus Santé sera de plus reconnu comme un quartier où il fera bon vivre ensemble.


  • Quel message souhaitez-vous transmettre aux équipes de la FMEL qui poursuivent ce projet ?
  • Soyez fiers, vous œuvrez à la réalisation d’un projet extraordinaire, ambitieux et novateur. Grâce à vous, la place de formation tertiaire vaudoise se dotera d’un nouveau Campus, et d’un bâtiment emblématique, de qualité, pensé pour la vie estudiantine : un « plus » pour les jeunes en formation.